15 SEPTEMBRE 2015 : VISITE DE JEAN-PIERRE KOSINSKI, ARTISTE PEINTRE
Emballé par sa visite à la Cour du Soleil, Jean-Pierre KOSINSKI, artiste peintre et amateur de patrimoine, a fait un compte-rendu de sa découverte du site, exhaustif et témoignant de son enthousiasme, que vous trouverez ci-dessous.
Un grand merci à lui !
N'hésitez pas à consulter son blog :
Il y présente quelques unes de ses promenades, de ses visites, de ses œuvres : dessins, aquarelles, lavis à l'encre et photographies. Vous aurez un aperçu de ses oeuvres au cours de plus d'une centaine d'expositions !
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Une visite conférence à la Cour du Soleil, ancienne carrière de pierre, champignonnière et premier centre naturisme en France par Elisabeth le 14 septembre 2025.
Quelques photographies de cette visite :
Les anciennes carrières à ciel ouvert de Carrières-Saint-Denis
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Les créateurs du Club du Soleil à Carrières-sur-Seine, ancienne commune de Carrières-Saint-Denis :
Christiane Lecocq (6 avril 1911 -23 décembre 2014) et Albert Lecocq (13 août 1905-13 octobre 1969) sont les pionniers du mouvement naturiste
Christiane Lecocq (née à Tourcoing le ) raconte avoir découvert le naturisme par hasard, invitée par des amis du Club Gymnique du Nord où l'on jouait au ballon dans le plus simple appareil. Elle aimait raconter que dans son couple il était la tête et elle les jambes. Elle courait de réunions en congrès, lui tenait la plume et rédigeait les articles et comptes rendus[]. Bien que centenaire, elle assistait chaque printemps à l'assemblée générale des Clubs du Soleil (réseau d'une centaine de sections locales). Elle emmenait toujours Pépé avec elle sous forme d'un grand portrait photographique. Christiane Lecocq est décédée le [] à Chatou à l'âge de 103 ans[]. Elle a été enterrée dans les Yvelines le .
Albert Lecocq (1905-1969) a été le principal fondateur du mouvement et de la presse naturistes en France. Il a été secondé, entre autres personnes, par son épouse, Christiane[].
Lien site Wikipédia naturistes
Sources site Wikipédia Albert et Christiane Lecocq : https://fr.wikipedia.org/wiki/Albert_Lecocq
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Le pressoir :
Il s’agit d’un pressoir « à corde et à étiquet » dont le système fait l’objet d’une description et d’une planche dans l’encyclopédie de Diderot et d’Alembert au XVIII° siècle. Ce pressoir a été inscrit le 15 avril 2010 à l’inventaire des Monuments Historiques des Yvelines.
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Les outils spécifiques de carriers, champignonnistes, maraîchers et vignerons :
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Le métier de la pierre
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La carte
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Les carrières de pierre souterraines se transforment en champignonnières, idéale pour les conditions thermiques, hydrométriques et sans lumière propices à la culture du champignon.
Le champignon de Paris se cultive sur du fumier de cheval préalablement fermenté et stérilisé de toutes substances nuisibles. Le champignon est très sensible aux maladies, aux parasites, la moindre épidémie détruit entièrement la récolte. Les parois de la carrière sont minutieusement nettoyées et passées au lait de chaux. Le fumier, descendu dans la carrière, est disposé en tas réguliers, les meules, et ensemencé de blanc de champignon. Le mycélium va envahir toute la meule, la température du fumier en fin de fermentation facilite cette propagation. Au bout de 2 à 4 semaines le champignonniste recouvre les meules d’un mélange finement broyé de terre et de calcaire qui stoppe cette prolifération. Cette opération nommée gobetage, très délicate, déclenche le développement du champignon. Après 6 semaines, le champignonniste commence la cueillette ; il choisit ceux qui sont à la limite de s’ouvrir qu’ils soient petits ou grands. La cueillette journalière se poursuit pendant 2 à 3 mois. Lorsque la quantité devient faible, le champignonniste enlève les meules qui servent de terreau pour les maraîchers, nettoie la carrière et un nouveau cycle de culture peut commencer.
Malheureusement, la plupart des champignonnières ont disparues de la région parisienne et sont implantées actuellement en Pologne dans deux régions : Mazovie (Mazowiepolskie) 38 % de la production nationale et Grande-Pologne (Wielpolskie) 32 % de la production. La superficie cultivée du champignon de Paris (pieczarki) représente 255 hectares soit 2.550.000 m2, selon les données récentes.
Trois ambiances typiques du village au siècle dernier (salle de classe, café Bellevue, scène de lavandière).
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La Cour du Soleil
LA COUR DU SOLEIL est située dans cette ancienne carrière à ciel ouvert, dite « Le Trou sans Bout ». Exploitée pendant des siècles, elle servit ensuite de ferme aménagée dans des « boves » (cavités dans la falaise). En 1945 Albert et Christiane Lecoq y créèrent le Club du Soleil, premier centre de naturisme de France.
L'association loi 1901 :
Fondée en 1975, l'association est membre de la Fédération Histoire des Yvelines, de la Fédération des Sociétés Historiques et Archéologiques de Paris et d'Ile-de-France, du Centre de Travaux Historiques et Scientifiques. Son objectif est de connaître et faire connaître l'histoire de Carrières-sur-Seine, précédemment Carrières-Saint-Denis ; préserver le patrimoine (documents, photos, objets, outils, mobilier) du village.
Ouverture gratuite de la Maison du Patrimoine et de la bove du Pressoir à la Cour du Soleil au public et aux scolaires les samedi/dimanche après-midi de juin, septembre, début octobre (sur simple
demande en cours d'année) avec visite guidée du site et présentation des collections permanentes de l'association : outils de carriers, champignonnistes, maraîchers et vignerons dans la bove du
Pressoir et reconstitution de trois ambiances typiques du village au siècle dernier (salle de classe, café Bellevue, scène de lavandière).
Visite guidée du vieux village (8 € / personne).
La Cour du Soleil et la Maison du Patrimoine vous accueillent tous les week-ends de juin et septembre, pour des visites culturelles enrichissantes.
La Cour du Soleil a de nouveau ouvert ses portes début juin. Située dans le site exceptionnel de la carrière à ciel ouvert du « Trou sans Bout », vous y verrez les outils des carriers, champignonnistes, maraîchers et vignerons qui ont travaillé sans relâche à façonner le terroir de Carrières, ainsi que le pressoir du XVIIIe siècle de la famille Sarazin, inscrit à l’inventaire du Patrimoine.
En face, à la Maison du Patrimoine, trois ambiances typiques locales vous plongeront dans l’histoire récente de la commune : salle de classe « à la Jules Ferry », salle de billard du café Bellevue, scène domestique de lavandière…
Les membres de l’Association Histoire & Sauvegarde du Vieux Carrières (AHSVC) vous y accueillent avec plaisir pour une visite commentée gratuite. Vous pourrez vous procurer le fascicule sur l’histoire du site: « La Cour du Soleil, les maisons villageoises et troglodytiques à Carrières-sur-Seine » (10€), et les dernières publications de l’association :
- « Les Personnalités historiques et locales de Carrières »
- « Les Sites remarquables de Carrières »
- « Impressionnistes, fauves et cubistes à Carrières ».
En vente (20€) à la Maison du Patrimoine ou auprès de l’association AHSVC.
Lien site mairie de Carrières_sur-Seine : https://carrieres-sur-seine.fr/portail-associations/association-dhistoire-et-de-sauvegarde-du-vieux-carrieres
Coordonnées contact :
Présidente : Elisabeth SAUNIER
elsaunier@yahoo.fr
06 08 81 11 13
Carrières-Saint-Denis - Carrières-sur-Seine :
Le nom de la localité est attesté sous les formes Quadrarias au xiie siècle[, Carreriae[, Carrières-Saint-Denis en 1137[], Carrières-sur-Seine au début du xxe siècle.
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Le hameau fut officiellement fondé par Suger, abbé de Saint-Denis au xiie siècle, pour accroître les terres et les revenus de l'abbaye et prit le nom de « Carrières-Saint-Denis » en raison des multiples carrières de calcaire qui y furent exploitées jusqu'au xixe siècle.
De 1250 date l'édification de la grange dîmeresse. Philippe le Bel et Philippe de Valois y avaient un manoir. En 1629, le pont de Chatou est achevé sur toute sa longueur et offre une alternative au bac pour traverser la Seine, moyennant un péage. Par contre un droit est perçu pour le passage sous le pont, ce qui déplaît fortement aux mariniers de Carrières-Saint-Denis qui commercent très régulièrement entre Le Pecq et Paris. Il brûla trois ans plus tard et à nouveau sous la Fronde des Princes, vingt ans plus tard. Pendant les Frondes, Carrières-Saint-Denis subit des pillages et les horreurs de la guerre comme tout le Nord-Ouest de Paris. Au xviie siècle, Carrières-Saint-Denis est le lieu supposé de résidence de Louise de la Vallière, favorite de Louis XIV, d'après une tradition orale persistante. La Manufacture royale du spalme (calfatage des navires) s'installe à Carrières-Saint-Denis en 1750. Un édit de juin 1787 érigea la paroisse de Carrières-Saint-Denis en municipalité et finalement, la loi du 10 juin 1791 prescrivant l'aliénation des biens communaux de l'Église acheva de séparer le village de l'abbaye de Saint-Denis. Pour la première fois, Carrières-Saint-Denis prit le nom de Carrières-sur-Seine (elle n'acquit définitivement ce nom qu'au début du xxe siècle). L'entreprise Aéroplanes Hanriot et Cie. s'y installe en 1924.
La population d'environ 1000 habitant en 1793, 5000 autour de 1945, est actuellement de 15000 personnes environ.
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"De gueules à trois masses de carrier d'or posées en pal, rangées en face,
soutenues d'une rivière ondée d'argent mouvant de la pointe,
au chef d'azur chargé d'un clou d'argent accosté de deux fleurs de lis d'or."
Le blason de la ville de Carrières-sur-Seine ancien Carrières-Saint-Denis
En savoir plus sur les carrières de la région :
Carrières sur Seine et Carrières-Saint-Denis :
Situé dans une des boucles de la Seine entre Nanterre et Saint-Germain-en-Laye, CARRIÈRES-SUR-SEINE est resté un village paisible, à peine envahi par les constructions de la banlieue parisienne.
Éloigné des grandes voies de communications et principalement des ponts traversant la Seine, il a su garder son originalité contrairement à ces voisins Bezons, Houilles et Chatou où la voie ferrée et la route ont amené une population de plus en plus nombreuse.
A l’origine QUADRARIA (Forteresse carrée) puis QUARRARRIA et la QUARRIERE, ce village situé dans la falaise de la Seine était peuplé de pêcheurs et d’agriculteurs vivant dans des habitations troglodytiques.
Au 11e et 12e siècle, Carrières est un pauvre domaine, les activités principales sont la culture et les vignobles.
Le premier acte officiel traitant de Carrières est une charte de 1137 de l’Abbé Suger, qui attache tout le revenu de la terre du village à la Trésorerie de l’Abbaye Saint-Denis. La même année, des lettres Royales de Louis VI octroient à Suger le droit de justice. C’est la naissance de la QUARRIERE-SAINT-DENYS. Le village restera sous l’emprise des Abbés de Saint-Denis jusqu’à la révolution.
Au cours des années, les moines agrandissent leurs biens, un moulin à vent fournit la farine. L’église fut élevée à partir de 1226 avec les pierres de la falaise. Elle dépendait de la paroisse de Houilles, village voisin.
En 1250, Suger fit construire une bâtisse, à la fois manoir, grange aux dîmes et lieu de repos pour les moines. Elle reste encore visible face à l’église actuelle.
Au début du I7e siècle, les religieux de Saint-Denis possédaient un quart du territoire soit environ 50 hectares. Les biens sont mis en location aux habitants de Carrières, moyennant une redevance. La vente du vin et de la pierre à bâtir leur apportent des ressources supplémentaires.
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