Titre

Bien qu’inscrit sur les relevés annuels des registres d’état civil, le nom de Franciade na jamais figuré dans la rédaction des actes de naissance, mariage ou décès.

Du 6 au 18 décembre 1792, an 1 de la République, le registre n’est plus tenu par le curé mais par M. Fidel Brunet, avec la mention de Carrières-sur-Seine. Le 21 décembre 1793, an 2 de la République, apparaît le calendrier révolutionnaire à partir du mois de Nivôse. Le 30 Ventôse, an 8 de la République, apparaît de nouveau le nom de Carrières-Saint-Denis, et ce jusqu’au début de l’an 13 de la République. Le calendrier révolutionnaire persiste jusqu’à l’an 2 de l’Empire. Enfin, en janvier 1806, le calendrier grégorien est à nouveau appliqué, mais toujours avec la mention de Carrières-Saint-Denis.

Daniel WILLEMAIN

Pour mémoire, le calendrier républicain ou calendrier révolutionnaire français, est un calendrier créé pendant la Révolution française et utilisé de 1792 à 1806, ainsi que brièvement durant la Commune de Paris. Il entre en vigueur le 15 vendémiaire an II (6 octobre 1793) mais débute le 1er vendémiaire an I (22 septembre 1792), jour de proclamation de la République, déclaré premier jour de l'« ère des Français ».

On distingue les mois d’automne (vendémiaire, Brumaire, Frimaire), d’hiver (Nivôse, Pluviôse, Ventôse), du printemps (Germinal, Floréal, Prairial) et d’été (Messidor, Thermidor, Fructidor). Le calendrier a produit des années sextiles (contenant six jours complémentaires - les « sanculottides ») : les années III, VII et XI, par ajout d'un jour à la fin de l'année, donc un sixième jour complémentaire. Ce jour s'appelait le « jour de la Révolution », qui marquait la fin d'une Franciade[1] et qu'on célébrait comme une fête nationale.

 

[1] Dans le calendrier républicain ou calendrier révolutionnaire), la Franciade est la période de quatre ans au bout de laquelle il faut ajouter un jour à l'année civile pour qu'elle reste alignée avec l’année tropique (environ 365 jours 1/4).

La Franciade fut définie en 1793 dans l'article dix du Décret de la Convention nationale sur l’Ere, le commencement et l’organisation de l’Année, et sur les noms des Jours et des Mois, comme suit :

« La période de quatre ans, au bout de laquelle cette addition d'un jour est ordinairement nécessaire, est appelée la Franciade, en mémoire de la révolution qui, après quatre ans d'efforts, a conduit la France au gouvernement républicain ». Le jour ajouté à la fin des jours complémentaires s'appelle alors le « jour de la révolution ».

Franciade fut aussi le nom donné à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) de 1793 à 1800, et au district de Franciade, subdivision du département de Paris de 1793 à 1795, mais aussi de la rue de Franciade, de la rue du Faubourg-Franciade et de la barrière Franciade.